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Nomade digital, freelance et télétravail

Nomade digital, freelance et télétravail

Ooook le titre bourré de mots-clés… C’est que j’ai plein de choses à (vous) partager sur ces sujets bien précis.

Cela fait un peu plus d’un an que je n’ai rien publié sur mon blog d’amour et la raison est simple : je n’avais rien à y mettre. Depuis la création de ZetravelerZ.com en 2010 (eh oui, mon blog d’amour a bientôt 10 ans !), je me suis toujours dit que je préserverais cet espace avec soin et avec attention. Certes, les débuts ont été… les débuts. J’ai grandi et j’ai appris au fur et à mesure de mes publications ici alors, certes, si vous remontez à quelques années en arrière, il est fort probable que je voie les choses différemment aujourd’hui.

Bref, un tel titre pourrait ressembler à un sujet de français ou plutôt de philosophie : Nomade digital, freelance et télétravail, vous avez 3h ! 😀

Plus sérieusement, depuis l’entrée en scène du COVID19, le télétravail s’est bien répandu mais au-delà de ce sujet sur lequel j’aimerais m’exprimer, il y a aussi la partie du nomadisme digital et de mon activité en tant que freelance qui ont évolué.

Mes années de nomade digital

Vous souvenez-vous de mon article Freedom, dreams and sacrifices de juin 2018 ? Ce n’est peut-être pas très SEO de partager un article en anglais sur un blog en français mais il y a un double avantage ici : si vous comprenez l’anglais, vous pourrez le lire avec aisance, et si ce n’est pas le cas, il existe des outils de traduction en ligne qui vous permettront au moins d’en tirer l’essentiel.

Dans les deux cas, merci de garder à l’esprit que mon avis a évolué sur certains points, notamment (mais pas seulement) sur l’idée de rester en France.

D’ailleurs, c’est marrant mais j’avais écrit cet article en juin après une longue période sans inspiration. Aujourd’hui, me revoici, de nouveau en juin (2 ans plus tard), et dans des conditions (presque) similaires. (À ce rythme là, je vais vous pondre une bible plutôt qu’un article… Ça tombe bien, J’ADOOOOORE les sushis écrire ! Et j’adore les sushis aussi ! Je m’égare, Gaspard…)

Allez mamie Cyn, enclenche la deuxième ! 😅

Extrait de mon article Freedom, dreams and sacrifices

Plutôt que de reprendre chaque point de cet article en anglais, je vous propose plutôt d’avancer et de nous concentrer sur les thématiques de mon article actuel.

C’est drôle mais mon entourage m’identifie constamment comme LA voyageuse, comme l’esprit libre de la famille, comme celle qui passe son temps à voyager. Avant, j’adorais qu’on me voie ainsi ! Maintenant, je trouve que ça ne me correspond plus tout à fait…

Certes, j’ai beaucoup voyagé et j’ai adoré chaque expérience que la vie m’a offert, des plus belles aux plus difficiles. Aujourd’hui, bien sûr que j’aime toujours voyager mais différemment. Et c’est là que j’aimerais parler du nomadisme digital.

Je suis « devenue » nomade digital en 2012, à l’époque où ce terme n’existait pas encore (pas pour rien que je ris de moi en mamie Cyn… Hum…). J’aimais voyager et j’avais envie de continuer à durée indéterminée mais il fallait que je travaille. Jusqu’à présent, j’ai adoré chacune de mes expériences professionnelles ! Croyez-moi, je pèse mes mots.

Je ne sais pas si j’ai eu de la chance mais j’ai appris beaucoup et je me suis vraiment épanouie aux côtés de personnes envers lesquelles je serai éternellement reconnaissante.

Que ce soit mon équipe de Colours of Malta qui m’a fait confiance d’entrée avec de grosses responsabilités et un enseignement hors pair alors que je n’avais que 21 ans (et à laquelle je rends visite chaque fois que je retourne à Malte), Simon de Green Tomato Media avec lequel j’ai contribué au lancement de son entreprise et qui m’a accompagnée et armée dans l’univers du SEO, mon équipe de citizenM avec laquelle j’ai ouvert et lancé le premier hôtel unique en son genre à Paris, ou même certains de mes clients fidèles ou ponctuels…

Je suis heureuse d’avoir vécu et appris avec toutes ces personnes et si c’était à refaire, je ne changerais rien !

De base, j’aime travailler mais je voulais trouver la bonne combinaison entre voyage et travail. J’ai rapidement pris conscience, par des faits concrets, qu’il était possible de voyager et travailler en même temps. À l’époque, je n’avais certainement pas suffisamment confiance en moi pour me lancer dans une aventure à mon compte mais je savais que cela arriverait car c’était mon objectif.

5 ans plus tard, le 11 janvier 2017, j’ai officialisé les choses en devenant rédactrice et traductrice freelance. Aujourd’hui, en juin 2020, cela fait donc 3 ans et demi.

J’ai pu allier voyages et travail en étant nomade digital mais, la vérité, c’est que :

  • je n’aime pas les étiquettes et je ne me considère plus à 100 % nomade digital,
  • je n’ai plus envie d’enchaîner les visa run ni les vols (en avion hein, pas à la tire),
  • j’ai d’autres envies et projets.

Bien évidemment, et comme je le disais un peu plus haut, je voyagerai toujours mais pas comme avant. (Vous l’avez ? France Gall ? Eviiiidemment… 🎶  Ok, je sors… Oh et puis non, je vais rester, c’est coquet ici ! Je craque complet…)

Mon paradis, ma forêt

(Oui, je vous mets des photos de forêt pour aérer mon texte mais c’est joli n’est-ce pas ?)

Par là, j’entends que, même si j’ai adoré mes voyages avec mon petit sac à dos de 30L, je n’ai plus 20 ans et, ne riez pas, je suis très sérieuse ! À l’époque, je pouvais tout supporter (ou presque).

Les trajets interminables en Thaïlande en bus ou en train surprenant en Inde ou en train mouvementé en Birmanie ou à moto au Vietnam, et j’en passe… J’ai adoré mais aujourd’hui, je reconnais que j’aime voyager différemment et dans des conditions plus confortables.

Bien sûr que je serai toujours partante pour une aventure mais dernièrement, lorsque je suis retournée à Bali, à Chiang Mai et à Hanoi, j’avais mes adresses fixes et je ne me trimballais pas toutes mes affaires avec moi.

Déjà, je travaillais donc j’avais besoin de temps et d’un cadre me permettant de réaliser mes projets. Ensuite, je retournais en terres connues car, même si je découvrais toujours quelque chose de nouveau, je me sentais « chez moi » et je m’y sentais bien. J’y avais mes commerçants préférés, mes habitudes, ma routine sportive, mes amis ici et là.

J’aime dire que, lorsque je passais de Bali à Chiang Mai à Hanoi, je changeais simplement de bureau parmi mes préférés. J’avais conscience de ce bonheur de pouvoir fréquenter mes endroits favoris et d’y avoir développé des habitudes et des liens humains qui me rendaient heureuse et je chérissais tout ça ; vraiment.

Les points majeurs qui se sont accentués de manière négative à mes yeux concernaient l’éphémérité des rapports humains et l’absence d’un endroit que je pouvais considérer comme ma base.

À chaque retour en France, j’allais chez mes parents puisque je n’envisageais pas (encore) de me stabiliser sur le territoire national. Aussi, je rencontrais beaucoup de personnes mais elles et moi allions et venions.

Certes, j’ai noué quelques liens solides qui perdurent encore aujourd’hui, comme avec François que j’ai rencontré en 2016 au Vietnam mais de manière générale, je me suis sentie un peu dépassée par toutes ces rencontres sans suite et ce manque global de stabilité.

Je sais que tout ça est (en partie) lié aux énergies que les gens donnent et prennent. En clair : c’est parfois (souvent ?) très fatiguant pour un faible ROI (genre la meuf fait une étude ultra technique)… Rolala j’ai l’impression d’être rabat-joie alors qu’en fait pas du tout ! Mais voyez mon analyse sur du long terme car à cette échelle (de long terme, donc), c’est vraiment fatiguant de s’investir dans un rythme de vie qui n’est pas un minimum stable, en tout cas, pour moi.

En ce qui concerne les énergies des gens, les miennes en font partie, bien entendu. Je ne vais pas développer ce sujet ici mais vous voyez ce que je veux dire ? Ça vous parle ?

Ce n’est pas parce que j’ai besoin d’être constamment entourée, au contraire, j’adore mes moments à moi toute seule ! Mais je reconnais que j’aime aussi être bien entourée et j’insiste sur « être bien entourée » parce que, comme je le dis toujours (même si ça ne vient pas de moi) :

you are who you hang out with!

Autrement dit, vous êtes la personne que vous fréquentez, d’où l’importance de bien s’entourer !

Tout ça pour dire qu’au cours de mes escapades voyage-istiques, j’ai rencontré beaucoup de personnes dans ces conditions éphémères et en dehors de quelques exceptions, je n’ai pas été affectée par la durée déterminée de ces rencontres.

En revanche, aujourd’hui, j’ai bien conscience que j’ai plus envie de stabilité que de vadrouille. Inévitablement, cela influence mes rapports humains et mes envies de manière générale.

Mes rêves d’hier ne sont plus vraiment mes rêves d’aujourd’hui

Je ne suis pas en train de dire que je ne retournerai jamais en Asie car, bien sûr que j’y retournerai ! En revanche, mes nouveaux rêves et objectifs concernent plutôt mon équilibre. Alors, vous allez me demander si tout ce que j’ai fait avant était déséquilibré et, non, ce n’est pas ce que je voulais dire.

Disons que j’éprouve une certaine pudeur à employer le terme « stabilité » (ce qui peut sembler ridicule, je sais, mais j’ai toujours cet esprit d’ouverture et d’envie de laisser de la place aux possibilités).

Je vous parlais un peu plus haut des étiquettes et même si j’ai effectivement envie d’une certaine stabilité, j’aime aussi la chahuter avec des choses mouvementées.

Cela fait exactement un an que je suis rentrée d’Asie (depuis juin 2019) et que je suis en France. Non seulement je ne prévois pas de retourner en Asie pour l’instant, mais en plus, j’ai trouvé un rythme que j’aimerais conserver, en restant en France.

D’ailleurs, ça me fait penser à ça :

Extrait à propos de la routine (mon article en question datant de 2015)

Attention, je ne suis pas en train de parler de voyages car, même si j’envisage de (re)découvrir mon pays (la France, pour ceux du fond de la classe qui ne suivent pas 🤓 ), je compte bien m’envoler aussi vers des contrées qui me sont encore inconnues mais, encore une fois, différemment. Ici, je voulais simplement insister sur la notion de stabilité qui correspond à mon équilibre.

Pour en revenir à mes rêves, j’ai envie d’avoir mon « chez moi », comme on dit, et ça me tient vraiment à coeur.

Je n’ai jamais eu autant envie d’avoir mon cocon que maintenant ! Au fil des années passées, avec mes affaires dans un sac à dos et mes retours en France à durée déterminée, eh bien ça m’a fatiguée ! Et même si j’aime ma famille et que la vie avec elle se passe à merveille, j’ai quand même envie de me retrouver mon petit nid, seule.

NB : si c’était à refaire, je referais tout pareil ! Bon, ok, peut-être que pour le chapitre dans lequel je vivais à Malte (alors là, je vous ai balancé une archive des archives avec cet article), j’aurais investi dans l’immobilier là-bas… Enfin, à l’époque, j’étais jeune et plutôt occupée à profiter de la vie au jour le jour et j’ai adoré !

Reprenons.

La semaine dernière, j’ai reçu un message sur LinkedIn avec les trois questions suivantes (oui, j’aime bien passer du coq à l’âne) :

En tant que femme créatrice de valeur :

  • Quel est le plus grand rêve que vous avez envie de réaliser ?
  • Quelle est votre plus grande difficulté pour atteindre ce rêve ?
  • Quel est le plus grand talent que vous pourriez développer pour atteindre ce rêve ?

Selon moi, il n’est pas question d’un seul rêve. Plusieurs choses me tiennent à cœur mais les réduire à une liste ne correspondrait pas à ma vision des choses…

De plus, j’essaye justement de sortir de toutes ces conventions et de toutes ces règles qui nous sont inculquées « depuis toujours ».

Pourquoi faudrait-il avoir UN rêve ? Faut-il avoir un grand rêve à tout prix pour vraiment vivre sa vie ou lui donner un sens ?

Nous changeons au fil des rencontres et des expériences dans notre vie. Mes rêves d’il y a dix ans ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui et ils seront certainement différents de ceux des dix prochaines années…

Je suis heureuse d’avoir réalisé chacun des rêves que j’avais en tête (jusqu’à présent), et plus encore ! Je crois que, rien que pour ça, je serai éternellement reconnaissante. Alors, c’est vrai, aujourd’hui j’ai dépassé le cap des 30 ans et ma vie n’est pas du tout dans « la norme ». Je mets volontairement des guillemets parce que je suis complètement contre cette idée de norme (qui ne veut rien dire) même si je reconnais l’importance d’avoir une sorte de cadre en guise de guide.

Ce qui m’importe, c’est que chacun fasse ce qui le rend heureux et que je fasse ce qui me rend heureuse.

Il fut un temps où, je le reconnais non sans honte, je distinguais les entrepreneurs / nomades digitaux des salariés / autres personnes que je catégorisais comme des moutons. Je pense qu’avec le temps et les expériences, j’ai appris à accepter que chacun a des envies et des rêves complètement différents. (Je suis peut-être aussi devenue plus sage ? 🙂 )

C’est joli chez moi hein ?!

Tout le monde n’a pas envie d’être entrepreneur ou nomade digital au même titre que tout le monde n’a pas envie de se marier et d’avoir des enfants. Là, je fais un comparatif complètement grossier pour appuyer ma bêtise de l’époque mais je suis convaincue que tout peut se conjuguer quand on trouve notre équilibre.

Et si chacun faisait ce qui le rendait VRAIMENT heureux ? On s’en fiche que ça plaise au voisin ou que ça dérange la tante Martine ! Et pour aller plus loin sur le bien-être professionnel, j’ai récemment lu cet article de Julia de Funès sur le bonheur en entreprise et je vous invite à le lire également (mais finissez quand même de lire mon article avant hein ! S’il te plaaaaîîîîîîîîît – avec la voix de Simba dans Le Roi Lion…).

La vérité, c’est qu’il faut de tout pour faire un monde. Aussi gnan-gnan que cette phrase puisse sonner, elle est pourtant vraie. Il faut des entrepreneurs, il faut des salariés, il faut des meneurs, il faut des suiveurs, mais je pense qu’il faut aussi et surtout que nous ne soyons pas réduits à des étiquettes et que nous ne nous laissions pas intimider par les avis des autres.

Tenez, ça me fait penser à cette autre citation :

Tetris taught me that, when you try to fit in, you disappear.

Traduction : Tetris m’a appris que, quand on essaie de s’intégrer, on disparaît. Alors attention, ici, l’idée d’intégration est à comprendre dans le sens de se fondre dans la masse. En d’autres termes, en se laissant influencer par les avis de monsieur et madame tout le monde, on ne peut pas être vraiment heureux. Nous devons faire nos propres choix selon NOS désirs et NOS rêves, mais certainement pas pour faire comme tout le monde parce que « c’est comme ça qu’on nous a dit de faire ».

Et la raison pour laquelle je vous disais plus haut que je n’aime pas les étiquettes, c’est justement parce que, même si cela permet d’identifier voire de communiquer clairement, c’est aussi un moyen d’enfermer et de restreindre notre esprit, notre apprentissage et nos capacités. J’ajouterais même que cela pourrait aussi enfermer nos rêves.

Si je prends mon exemple : oui, je suis rédactrice et traductrice et pourtant, j’ai d’autres cordes à mon arc ! Comme je le dis toujours, quand on aime faire quelque chose, on le fait bien.

Aujourd’hui, je sais ce dont j’ai besoin pour m’épanouir et cela implique la communication, le relationnel et la liberté. Par « liberté », j’entends la flexibilité des horaires de travail dont je jouis actuellement en étant freelance et la possibilité de pouvoir travailler d’ailleurs que de chez moi.

Et j’ajouterais les deux éléments suivants :

  • faire partie d’une équipe
  • avoir un challenge à long terme

D’ailleurs, j’ai récemment eu un entretien pour un poste qui me correspond et me plaît vraiment. Le recruteur m’a demandé pourquoi je voulais passer de freelance à rejoindre une équipe.

– Quoi ? Mais t’es folle ?! Tu peux faire ce que tu veux en étant freelance et tu cherches à te mettre en poste en tant que salariée ?

– Eh bah pourquoi pas ?! Si mes objectifs sont clairs, si le poste me correspond et si je sais ce que je veux pour m’épanouir !

(Non, ce n’est pas le recruteur qui s’est exprimé ainsi mais j’imagine que ça pourrait être ce que se disent certaines personnes !)

Mes expériences et limites en tant que freelance

Après 3 ans et demi à mon compte, seule, avec des clients et des projets à durée déterminée, je reconnais que ce n’est vraiment pas évident à gérer. À chaque nouveau client, il y a une phase d’apprivoisement où nous apprenons à nous connaître et à comprendre nos compatibilités. Une fois le projet terminé, il faut recommencer avec un autre, et ainsi de suite.

Avant ça, il faut trouver des clients avec l’objectif d’un partenariat gagnant-gagnant. Bien évidemment, il faut commencer quelque part et j’ai commencé avec des clients et des projets vraiment barbants mais enrichissants.

Et puis il y a aussi ces gens qui m’ont fait perdre du temps et de l’énergie à me faire faire des devis ou des semblant d’études de projets pour finalement me sortir le classique « non mais en fait nous n’avons pas le budget »… Bon, ok, ça, ce n’est pas une limite valable parce qu’elle concerne n’importe quelle activité exercée en freelance ou non.

L’avantage, avec l’expérience, c’est qu’on repère très vite les personnes qui risquent de nous faire perdre du temps donc on ne s’investit pas plus que ça avec elles. Mais en cumulant mes débuts et certains cas exceptionnels, je me suis faite avoir tellement de fois… Ce genre de parasite perdure mais bon, c’est la vie et, heureusement, on trouve aussi de vraies pépites.

Je ne compte pas les clients qui voulaient le beurre et l’argent du beurre mais ne voulaient pas payer… Bien évidemment, c’est exactement le type de client avec qui je ne souhaite pas travailler. Alors le jour où ça m’a vraiment gonflée et que j’ai compris que c’était moi qui devais décider de ce que j’acceptais ou pas, j’ai commencé à stopper et à refuser tous les clients ou projets qui ne me convenaient pas.

Résultat : meilleure décision qui soit !

À cela s’ajoute la procrastination. Certes, je suis super efficace lorsque je travaille sous la pression mais justement, en étant seule, j’ai beaucoup (trop ?) de liberté et je me laisse dépasser par celle-ci. D’où ma clarté d’esprit actuelle sur la nécessité d’avoir un certain cadre pour être efficace et épanouie dans mon travail.

Ce manque de cadre m’a fait parfois travailler beaucoup d’heures d’affilée et même la nuit. À certains moments, ça me convenait tandis qu’à d’autres, j’ai cumulé stress, isolement et fatigue et ce n’était pas du tout agréable…

À noter que le cadre de vie joue beaucoup ! Pour ma part, je suis dans un endroit idéal en termes de tranquilité et de nature mais côté vie sociale, si je ne prends pas ma voiture pour quitter ma campagne, il ne se passe pas grand chose… 😅

Toutefois, je suis quand même moins emballée à l’idée de devoir aller jusqu’à Paris pour avoir un peu de vie sociale !… Enfin, je ne suis tout simplement pas motivée pour parcourir plusieurs kilomètres simplement pour aller dans un espace de coworking… Dans ce cas, je perds tout l’avantage de travailler en remote.

Pourtant, j’ai testé ! J’ai participé à plein d’événements sur des thématiques autour du nomadisme digital et du statut de freelance mais toujours avec un faible ROI.

En parlant de travailler en remote, je trouve que cet article au sujet de l’impact du télétravail sur la santé mentale décrit parfaitement bien les limites de ce mode de fonctionnement ! Alors, non, je ne cherche pas à vous en dégoûter ni à vous dire que je n’aime pas ça, mais c’est plutôt pour vous apporter des éléments plus approfondis en terme de limites.

Bien évidemment, il y a aussi des côtés vraiment géniaux en étant en freelance ! Je pense à mon premier et fidèle client avec lequel je me suis vraiment éclatée sur des projets vraiment fun. Je pense aussi à cette liberté de pouvoir aménager mon emploi du temps à ma guise tout en ayant la possibilité que cela m’amène à diversifier mes bureaux à tous les niveaux.

Les limites que j’expérimente en tant que freelance ne remettent pas en question le fait que j’aime la rédaction et la traduction mais plutôt les conditions dans lesquelles je m’adonne à ces deux activités que j’aime tant. Grâce à mes expériences passées, je sais que je ne suis pas, ou du moins, que je ne suis plus, dans des conditions professionnelles et globales optimales, en travaillant seule en tant que freelance.

Sur le coup, je voyais cela comme un échec mais avec du recul, je vois plutôt ça comme une réussite. Pourquoi ? Eh bien parce que j’ai réussi à comprendre ce qui me correspondait le mieux !

Ceci est le coeur d’un tronc d’arbre

Bien évidemment, j’aime avoir des responsabilités et travailler de manière autonome mais j’aime la dimension d’une équipe qui a des objectifs communs. Vous voyez l’idée ? Je n’ai pas (ou plus) le profil d’entrepreneur. Certes, je sais me débrouiller s’il le faut mais je sais aussi ce que je veux et ce qui me permet vraiment de m’épanouir.

Et le télétravail dans tout ça ?

Eh bien voilà, on y vient !

Travailler seule a ses avantages et ses inconvénients, au même titre que travailler en équipe ou dans n’importe quelles autres conditions. Le tout, c’est de trouver le bon équilibre entre ces fameux points positifs et négatifs.

Lorsque j’utilise le terme de nomadisme digital, celui-ci implique du télétravail, en quelque sorte. En adoptant ce mode de vie, j’ai découvert et apprivoisé le fait de travailler en remote.

En réalité, le télétravail sous-entend de travailler en dehors des locaux d’une entreprise donnée. Alors, ok, en exerçant une activité 100% en ligne, la notion de locaux est hors sujet. En revanche, c’est plutôt la partie des conditions de travail qui m’intéresse : travailler de chez soi, en solitaire.

Je sais et j’aime travailler de chez moi, dans un espace de coworking ou ailleurs. Et, bien que cela me corresponde, c’est bien moins agréable sans collègues. Alors même si en télétravail les collègues sont aussi derrière leur écran, ils sont réels tandis qu’en étant seul, on est seul…

Certes, en travaillant seul en freelance, on peut se constituer un réseau de pseudo-collègues qui exercent leur activité dans les mêmes conditions mais en n’ayant pas d’objectif commun, je vous assure que c’est complètement différent. C’est un peu comme quand quelqu’un a envie de parler de ses enfants, de ses animaux ou de ses vacances alors que la personne en face s’en fout complètement ou ne partage pas du tout les mêmes intérêts…

Aussi, lorsque je vous parlais timidement de stabilité, faire partie d’une équipe correspond concrètement à mon envie de stabilité et j’en suis persuadée au vu de mes expériences professionnelles diverses.

En faisant un constat de mes aventures professionnelles passées, j’ai toujours eu des responsabilités qui me permettaient de travailler de façon autonome mais je faisais toujours partie d’une équipe et j’aimais ça.

Je ne peux pas et je ne souhaite pas encore développer sur un autre sujet qui me tient à coeur en ce moment mais ça viendra, plus tard. Profitez-en pour vous inscrire à ma newsletter, histoire d’être au courant de la sortie de mon prochain article ! 😉

Mille mercis d’avoir pris autant de votre temps pour me lire (j’avoue, j’ai bien tartiné…).

Pour finir : soyez heureux, peu importe les choix que VOUS avez envie de faire. Prenez le temps de vous écouter et de comprendre vraiment ce qui VOUS rend heureux. C’est facile à dire et ça l’est peut-être moins en terme d’exécution mais un pas en avant est toujours une bonne chose ! 🙂

Ecrit par Cyn

J'aime voyager, rencontrer des gens, admirer des paysages, découvrir des peuples, goûter la gastronomie locale, parler des langues étrangères. J'aime passer du temps sur internet, bloguer, écrire, tweeter, partager, apprendre, découvrir et échanger sur les réseaux sociaux. J'aime rire, à en pleurer, sourire, positiver, imaginer et aller toujours plus loin.

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