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Ubud du rouleau

Ubud du rouleau

Alors, pour ceux qui n’auraient pas compris ma petite blague bien vaseuse dans le titre, Ubud se prononce « ouboud ». Voilà. Normalement avec ça, vous devriez pouvoir rire ou lever les yeux au ciel ou les deux… Ceci dit, je n’étais pas du tout Ubud du rouleau, j’avais juste envie de faire un jeu de mots ridicule.

Je continue ma série d’articles à propos de mon second voyage à Bali. La première fois que je suis allée à Ubud, c’était en 2012. Cette année (2017), j’y suis retournée avec plaisir mais avant d’aller plus loin, il faut que je vous raconte une petite anecdote.

Accident de scooter à Kuta

Le 24 février 2017, par une belle journée sous une chaleur tropicale, je suis allée à Kuta (endroit de Bali que je déteste tant) pour rejoindre K., un voyageur que j’ai rencontré le mois précédent au Vietnam. À la base, je n’avais pas du tout envie d’aller à Kuta mais puisque j’avais mon scooter et que c’était pour profiter d’un magnifique coucher de soleil sur la plage, je me suis dit « allez ! » (Bon, ok, aussi parce que je pouvais y acheter un parfum que j’adore et qui m’est difficile de trouver ailleurs).

Sur la route et à l’approche de Kuta, je reconnaissais ces rues où je me suis promenée dans le passé et bien que j’étais heureuse de redécouvrir Bali une deuxième fois, je ne peux pas en dire autant de cette zone sur-fréquentée.

J’ai retrouvé K., garé mon scooter, acheté mon parfum puis on a profité du coucher de soleil sur la plage qui nous a coupé le souffle à tous les deux.

Coucher de soleil Kuta Bali

Une fois le soleil couché et la nuit tombée, je décide de retrouver mon ami Seb pour le reste de la soirée.

Sauf que…

Il ne restait que 5% de batterie à mon téléphone et, comme par hasard, je n’avais pas mon chargeur sur moi (grosse erreur et j’en profite pour vous recommander de toujours avoir votre chargeur sur vous, TOUJOURS ! D’autant plus qu’il est généralement toujours sur moi. Bref.). Je reste optimiste en me disant que mon smartphone tiendra le coup jusqu’à ce que je rejoigne Seb.

Si vous ne connaissez pas Kuta, vous ne ratez pas grand chose et même si la circulation et les bouchons sont de réels problèmes sur les routes étroites de Bali, à Kuta c’est puissance 10 000. Heureusement, peut-être, parce que dans ce trafic monstre et en étant à l’arrêt, je me suis retrouvée par terre avec mon scooter…

En fait, un mec (Balinais) m’a percutée violemment par l’arrière. Evidemment, je n’ai rien vu venir… Le type était complètement saoul, en short, torse nu et ne portait pas de casque… Bref, difficile de faire pire comme panoplie de véritable danger public ! Quand il m’a percutée et que je suis tombée, la première chose à laquelle j’ai pensé était le scooter ! Ne riez pas mais je venais de le louer (2 jours plus tôt) et j’imaginais déjà devoir raquer…

Par terre, j’ai mis du temps à réaliser l’accident – état de choc – et je n’arrêtais pas de jurer à base de « what the fuck! » et de « putain ! ».

Plusieurs Balinais se sont précipités pour m’aider à me relever ainsi que mon scooter. Je me suis rapidement scannée de la tête aux pieds pour constater mes blessures. Mon avant-bras droit était écorché, très légèrement brûlé et gonflé, et j’avais super mal en bas du dos. J’avais du mal à marcher tellement la douleur était intense et mon bras me faisait horriblement mal aussi (bien que je ne sois vraiment pas douillette).

Pour couronner le tout, mon téléphone a chuté à 1% de batterie… Je me suis empressée d’envoyer un message à Seb pour qu’il vienne à mon secours le plus vite possible. Dans la précipitation et le stress, je lui ai envoyé un truc choc du style « je suis par terre, je ne peux pas bouger » et, le pauvre, forcément, il a flippé en s’imaginant le pire mais sur le coup, je n’avais pas le temps ni l’esprit de faire attention aux mots que j’utilisais pour le prévenir. Je voulais simplement qu’il arrive, et vite !

Les gens pensaient que je m’étais faite voler mon sac et s’écriaient « robbery? robbery? » (« vol ? vol ? ») alors que non, mon sac était rangé dans le coffre et c’est « juste » un trou duc qui m’est rentrée dedans.

Heureusement, je portais un casque, un pantalon et des baskets car même s’il fait 30°C ou 40°C, je ne conçois pas d’être à deux-roues en tenue légère. Bon, le débardeur n’était pas le meilleur choix puisque mon bras a morflé mais j’ai échappé à pire. (D’ailleurs, si j’étais à moto, ma jambe gauche aurait bien dégusté écrabouillée entre le gros trottoir et le scooter, et ma jambe droite n’aurait pas non plus été épargnée par la roue du scooter du trou duc ! Dans un sens, heureusement que j’étais à scooter et pas à moto…).

Plusieurs Balinais étaient là par curiosité ou pour apporter leur soutien dont cette Balinaise adorable qui m’a prêtée son chargeur pour que je puisse ressusciter mon téléphone et contacter Seb. Appuyée avec douleur contre le congélateur d’un Circle K, avec mon bras dans la glace et le téléphone en charge dans l’autre main, je m’acharnais pour joindre mon cher ami. En vain… Je gémissais de douleur et je me faisais du souci car je ne savais pas vraiment quoi faire en pensant que la touriste que j’étais serait injustement accusée « coupable » de cet accident dans lequel elle n’était absolument pas responsable… Au final, le policier en avait strictement rien à faire de moi et c’est l’automobiliste Balinais (aussi impliqué dans l’accident et qui en avait après le trou duc saoul) qui gérait la situation. « Ouf, déjà ça de moins à gérer ! »

J’abrège l’histoire mais quand Seb est arrivé, je lui ai raconté la mésaventure et nous avons décidé de partir.

Tout ça pour dire qu’en trois mois à moto au Vietnam, sur des routes complètement dingues, il ne m’est absolument rien arrivée. Là, à Bali, seulement deux jours après mon arrivée, BAM, accident de scooter…

Au final, j’ai bien douillé pendant deux bonnes semaines mais plus de peur que de mal. On peut dire que mon séjour à Bali ne commençait pas super bien mais ça aurait pu être bien pire.

Direction Ubud

Après avoir profité de quelques jours dans les environs de North Kuta en ayant mal au cul et mal au bras, je suis partie à Ubud, à dos de mon scooter. J’y suis restée 5 nuits et j’en ai bien profité entre l’excellente nourriture, les promenades dans les magnifiques rizières (et le boulot aussi). Ensuite, je suis partie 2 semaines à Amed puis revenue 2 nuits à Ubud sur la fin de mon séjour à Bali.

À dos de mon scooter, j’ai quitté Amed pour rejoindre Ubud sous un ciel bleu et un soleil de plomb. Pourtant, dans ma direction, je me rapprochais dangereusement d’un ciel gris et menaçant… Pas le choix, c’était par là que je devais passer.

Environ 10 ou 15 minutes plus tard, il s’est mis à pleuvoir. Puisque j’ai pris la confiance avec ce soleil omniprésent malgré la saison des pluies, je n’ai pas joué la carte de la prévoyance et n’avais donc pas de poncho. Seule solution : m’abriter le temps que l’averse cesse. Manque de bol, j’ai choisi un abri pas très imperméable et en plus, l’averse ne se calmait pas… Il fallait bien que j’avance car le temps, lui, ne s’arrête pas.

J’ai repris la route sous une pluie un peu moins agressive mais l’averse s’intensifiait de nouveau et je devais encore m’arrêter… Par chance, une petite boutique vendait des ponchos. Contre 60000 Rp/± 4,25€, j’avais enfin de quoi me protéger un peu alors je me suis lancée sous cette pluie diluvienne en restant optimiste sur un éventuel retour du soleil. Bon, pour tout vous dire, j’ai bien fait de ne pas attendre que ça se calme parce qu’il a cessé de pleuvoir 15 minutes avant que j’arrive à Ubud (sur un trajet qui a duré 5 ou 6 heures à cause de la pluie) et ça a repris sévèrement toute la soirée avec un gros orage en bonus.

Et sinon, avez-vous déjà conduit un scooter ou une moto sous une pluie diluvienne, sous des éclairs intenses, sur des routes de montagne et avec des énormes flaques voire des torrents en plein milieu de la route ? Laissez-moi vous dire qu’en dehors du fait d’être peu rassurée, j’étais stressée, épuisée et je ne voyais absolument rien. Du coup, c’était le moment idéal pour une pause café. Je me suis arrêtée au premier endroit un minimum couvert.

On dit toujours que le hasard fait bien les choses et c’est plutôt vrai. En tout cas, là, ça l’était.

Vitali

Ce petit shop ne payait pas de mine et son propriétaire, Made (se prononce « madé »), un jeune Balinais, essayait d’empêcher l’eau d’inonder son magasin. C’était un vrai torrent devant son entrée et il semblait inquiet alors forcément, j’avais envie de l’aider. J’ai repéré des tas de tuiles à proximité et lui ai fait signe de les utiliser pour faire un barrage qui puisse dévier l’eau vers l’extérieur. On s’est tous les deux mis au boulot en testant quelques combines pour enfin arriver à quelque chose d’efficace.

Après ça, j’ai commandé mon petit kopi Bali (café local) et ai lancé la conversation avec ce mec, assis sur un tabouret, un touriste comme moi, aussi dans l’attente de reprendre la route une fois que la pluie aurait cessé. À la base, je n’avais même pas envie de parler tellement j’étais crevée et stressée à cause de la pluie mais il était souriant et avait l’air plutôt sympa.

J’ai probablement dû lui dire un truc bateau du genre « oh là là, qu’est-ce qu’il tombe ! » mais c’était suffisant pour lancer la conversation tout en buvant un café ensemble. Il s’appelait Vitali, originaire de Lettonie et apparemment, il avait un job de gros malin dont il n’a pas voulu me révéler la combine haha ! Une chose est sure : il m’a tellement fait rire que j’en pleurais et BORDEL ce que ça m’a fait du bien après avoir roulé crispée et stressée ! On a dû discuter même pas 30 minutes mais il m’a redonnée le sourire et de l’énergie pour la suite de mon trajet. Vitali est parti de son côté, je suis partie du mien, avec un large sourire dont la pluie et l’orage ne pouvaient s’emparer.

Aucune idée de dragouillerie derrière ma tête mais Vitali a clairement été mon rayon de soleil sous cette pluie diluvienne.

Cellomano

À Ubud, j’ai rencontré Cellomano aka Algimiro Cesarino, un violoncelliste et surfeur Vénézuélien. Après avoir lu un article à son sujet, en sachant qu’il vivait à Bali, j’ai fini par écouter sa musique et chercher à le voir et l’écouter jouer en live. Sans espoir d’une quelconque réponse de sa part, je lui ai envoyé un message pour lui donner mon avis sur son album, l’encourager et lui demander où et quand je pourrais éventuellement le voir se produire sur scène.

Finalement, les dates tombaient en plein dans un festival auquel je n’allais pas assister alors c’était raté pour le live mais on a quand même pris un café ensemble. Encore une fois, je n’étais pas du tout dans une optique dragouillatrice mais j’étais vraiment curieuse et intéressée d’en savoir plus sur lui en tant que musicien et artiste vivant à Bali.

Il se trouve qu’Algimiro n’est pas retourné au Vénézuela depuis 6 ans. Ça fait 6 ans qu’il n’a pas vu ses proches et comme il me l’expliquait, sa vie d’artiste ne lui permet pas de se payer un voyage là-bas qui coûte beaucoup trop cher. Puisqu’il est plutôt timide et peu présent sur les réseaux sociaux, je lui soumettais des idées pour qu’il se montre un peu plus et mette son travail plus en avant pour espérer gagner un peu plus d’argent. Franchement, un violoncelliste surfeur Vénézuélien, c’est quand même pas un mix super courant pas vrai ? Vous pouvez écouter voire acheter son album ici.

Petites infos concernant Ubud qui vous seront peut-être utiles :

  • Hébergements :
    • 2 nuits au Sandat Bali Homestay, 220 000 roupies (± 15€)/nuit sans pdj. pour une chambre avec climatisation
    • 3 nuits à Wenara Bali Bungalow, 300 000 roupies (± 21€)/nuit sans pdj. pour une chambre avec ventilateur (quand j’y suis retournée quelques jours plus tard, j’ai négocié une chambre avec climatisation et pdj pour 330 000 rp/nuit). Si vous choisissez le Wenara, faites attention à ne rien laisser traîner sur vos balcons/terrasses car les singes vont et viennent comme chez eux ! :-)
  • Restaurants :
    • Folk : mon adresse préférée ! Les plats, les jus, le personnel, la déco, tout, absolument tout est parfait ! D’ailleurs, c’était un peu ma cantine et j’adorais y être toujours bien accueillie et servie. Je recommande à fond la caisse ! (Les prix sont bien plus élevés que les petits warungs Balinais mais franchement, s’il y a bien deux choses pour lesquelles j’aime dépenser mon argent, c’est bien pour les voyages et la bouffe.)
    • Warung Garasi : un petit warung dans une ambiance vespa/moto, dans une petite allée qui ne paye pas de mine mais on y mange bien et pour pas cher.
    • Dayu’s Warung : trouvé par hasard et quelle excellente surprise ! Un paradis pour les végétariens, c’est vraiment délicieux et abordable. Miam miam miam…
    • The Fair Warung Balé : bien évidemment, ma cantine de 2012 l’était aussi en 2017. D’ailleurs, ce que j’aime au Warung Balé c’est qu’en mangeant là-bas, on contribue à aider des gens qui sont dans le besoin et ça, c’est franchement un gros point positif. Plus d’infos ici : https://www.fairfuturefoundation.org/.
  • Promenades :
    • Campuhan Ridge Walk : petite promenade à faire à pied, facile, courte et agréable. Vous marcherez dans la verdure et vous découvrirez aussi des petites galeries d’art très jolies.
    • Les magnifiques rizières de Tegalalang : j’y suis passée à scooter et ai fait 2 ou 3 photos car il y avait trop de monde. C’est très touristique (vu la beauté des lieux, c’est évident) mais vous pouvez vous y promener à pied.
    • Si vous êtes à scooter, prenez cette route et profitez ! Vous roulerez au coeur de superbes rizières verdoyantes. Sur le chemin, vous tomberez sur une espèce de petit chemin qui s’enfonce dans les rizières. À l’entrée, des Balinais ont une boîte de donations donc mettez-y la somme que vous souhaitez et allez vous promener par là. Quelque part par ici, arrêtez-vous pour siroter et manger une noix de coco avec Wayan (se prononce « wayane »), il sera heureux comme tout (il m’a d’ailleurs appris pas mal de mots et expressions en Balinais et en Indonésien) ! :-)
  • Laundry : si vous avez du linge à laver, je vous conseille d’aller ici car c’est pas cher, rapide et efficace. 😉 (Dépôt le matin pour retrait l’après-midi).

Voilà pour Ubud, j’ai fait le tour de ce que je voulais partager avec vous mais il me reste encore des choses à partager avec vous à propos d’Amed puis des trucs cool et d’autres un peu moins cool. À suivre…

Le chemin qui s’enfonce dans le rizières dont je vous parle (cliquez sur l’image pour voir l’endroit exact) – Cette photo a été faite avec mon smartphone et sans aucun filtre ! :-) Oui, c’est magnifique !!!

 

Délicieux toast avocat oeuf poché Folk Ubud

Délicieux toast avocat oeuf poché @ Folk Ubud

 

Déco Folk à Ubud

Déco @ Folk à Ubud

 

Warung Garasi Ubud

Warung Garasi à Ubud

 

Campuhan Ridge Walk

 

Rizières de Tegalalang

Rizières de Tegalalang

 

Au coeur des rizières de Bali

Au coeur des rizières de Bali

 

 

Noix de coco avec Wayan

Noix de coco avec Wayan

Ecrit par Cyn

J'aime voyager, rencontrer des gens, admirer des paysages, découvrir des peuples, goûter la gastronomie locale, parler des langues étrangères. J'aime passer du temps sur internet, bloguer, écrire, tweeter, partager, apprendre, découvrir et échanger sur les réseaux sociaux. J'aime rire, à en pleurer, sourire, positiver, imaginer et aller toujours plus loin.

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