Mon jeûne sec de 5 jours

IMPORTANT

Comme à chaque fois que je vous parle de jeûne, je tiens à préciser que je partage mes expériences personnelles.

Je ne suis pas médecin, ni experte en jeûne. Simplement, j’expérimente et je partage mes expérimentations. Je ne cherche pas à inciter quiconque à jeûner ; vous êtes libres de faire vos propres choix.

Toutefois, si vous souhaitez vous lancer, ne copiez pas bêtement ce que je fais ! D’abord, nous n’avons pas les mêmes expériences en matière de jeûne.

Ensuite, nous sommes différents à de multiples niveaux (corpulence, résistance physique et mentale, état de santé, etc.). Enfin, le jeûne fait partie de ma vie depuis 2016 donc je le pratique avec une certaine aisance qui m’est propre.

Bref, renseignez-vous, documentez-vous et prenez soin de vous avant de vous lancer !

Pour les personnes qui me suivent ou qui ont simplement atterri ici parce qu’elles sont intéressées par la pratique du jeûne, je vais partager, ici, l’expérience de mon jeûne sec de 5 jours.

Je ne vais pas revenir sur mes expériences passées dont je parle dans cet article afin d’entrer dans le vif du sujet. Pour aller plus loin, je vous partage également plusieurs ressources ici.

Coulemelles dans un panier en osier
Cueillette de coulemelles en forêt d’Ermenonville

Le moment idéal pour jeûner

Contexte pour jeûner

Chaque année, je pratique un jeûne que nous pourrions définir comme étant « long ». Par là, j’entends une durée qui dépasse 3 jours de jeûne.

Quotidiennement, je pratique le jeûne intermittent. Au début, il était question d’un minimum de 16h de jeûne intermittent, chaque jour. Puis, petit à petit, j’ai étendu cette fenêtre et pratiqué le jeûne intermittent sec (c’est-à-dire sans manger et sans boire de quelconque boisson).

J’ai rapidement constaté les multiples effets positifs sur mon corps et mon esprit. Aujourd’hui, je ne contrôle plus la durée de mon jeûne intermittent parce qu’il fait partie de mon style de vie. J’écoute mon corps et, finalement, je ne mange pas si je n’ai pas faim ou si je n’ai pas besoin d’énergie pour faire du sport, par exemple.

Bref, je ne vais pas détailler cela ici mais je voulais au moins vous présenter le contexte pour que vous sachiez d’où je viens et d’où je pars. Je parlerai peut-être de mon jeûne intermittent et de ses évolutions dans un prochain article.

Le choix du moment

J’ai volontairement mentionné un « moment idéal » pour jeûner pour une raison très simple : j’ai toujours un moment idéal qui se manifeste naturellement.

Je m’explique : pratiquer un jeûne long ne se fait pas du jour au lendemain. Là encore, j’en ai déjà parlé ici mais pour récapituler, un jeûne long nécessite une préparation incluant une descente puis une remontée alimentaires.

Il ne s’agit dont pas de simplement cesser de manger du jour au lendemain !

En cette année 2020, le moment idéal pour pratiquer mon jeûne long s’est manifesté à l’automne et, plus précisément, début octobre. Vous trouverez des indications ici et là en termes de « meilleur moment pour jeûner » mais, en ce qui me concerne, je me contente de m’écouter.

En clair, j’ai eu envie de jeûner à ce moment-là donc je l’ai fait. Tout simplement.

Citation "Il n'y a pas d'amour plus sincère que l'amour de la nourriture"
J’adore jeûner mais j’aime aussi bien manger, sachez-le ! 😉 Source

Le contexte idéal

Par contexte idéal, j’entends celui qui correspond aux conditions qui me conviennent pour pratiquer mon jeûne long :

  • Télétravail donc confort nécessaire à la maison ;
  • Changement de saison associé à une remise des compteurs à zéro ;
  • Ressenti général positif et bien disposé.

Comme vous le savez, si vous avez lu mes articles sur mon tout premier jeûne en 2016 (partie 1, partie 2, partie 3), il est important de se trouver dans un contexte idéal pour tirer le meilleur parti des bienfaits d’un jeûne.

En d’autres termes, toutes les (bonnes) conditions étaient réunies pour que je me lance dans ce jeûne sec et long.

Objectif : une semaine de jeûne sec

Au départ, je m’étais donnée l’objectif d’une semaine de jeûne sec. Bien évidemment, l’idée n’est pas de réaliser une performance donc l’objectif me sert plutôt de guide. Ensuite, je laisse mon corps faire les choses et je reste à l’écoute pour continuer ou cesser.

Je ne vais pas détailler la partie de descente alimentaire car j’ai déjà abordé le sujet dans mes autres articles.

C’est parti !

Déroulement de mon jeûne sec

Jour 0 – Mercredi 07 octobre

12h15 : purge au Nigari puis prise des mensurations. J’ai le sentiment d’avoir raté ma purge car aucun effet c’est-à-dire pas de selles particulières… Dans la soirée, je suis fatiguée et je me pose pour lire un livre.

22h45 : couchée.

Jour 1 – Jeudi 08 octobre (24h)

6h45 : réveil naturel ; j’ai très bien dormi.

Matinée : je me sens faible et de plus en plus faible au fil des heures mais j’ai un bon moral. J’arrive à travailler et je n’ai pas de souci de concentration mais mes bras sont « lourds » et je soupire souvent (de faiblesse). Je n’ai pas faim du tout, ni soif. Pas non plus envie de parler, ni d’ouvrir la bouche, tout simplement. Je me sens bien à garder la bouche fermée (ma langue est naturellement « collée » au palais).

11h45 : urines plutôt claires.

18h40 : j’ai fini ma journée de travail, très productive, et aucun souci de concentration. Le top ! Toujours pas bu une goutte d’eau et je n’ai pas soif (ni faim) donc je continue ainsi. J’ai le moral.

19h50 : urines légères et claires, quasi transparentes.

20h50 : au lit puis couchée à 22h00.

Jour 2 – Vendredi 09 octobre (48h)

6h25 : réveil, très bien dormi.

7h40 : urines un peu odorantes, légèrement, et plutôt jaunes. Je me sens faible mais j’ai quand même de l’énergie (je peux bouger, ôter et remettre mes vêtements, travailler…) (NB : je suis en télétravail donc assise.)

12h00 : lèvres un peu sèches mais j’ai de la salive. Très productive niveau boulot !!! C’est génial !!!

Après-midi : mal au dos et fatiguée.

19h00 : urines peu odorantes, jaune un peu plus foncé.

22h30 : couchée.

Jour 3 – Samedi 10 octobre (3 jours)

6h00 : réveil. Mais je reste au lit. Très bien dormi. Inconfort ressenti en étant allongée sur le ventre mais à l’aise sur le côté ou sur le dos.

8h40 : urines odorantes, jaune foncé. Je me sens faible. Langue couverte d’une pellicule blanche (sensation normale que je connais). J’ai toujours de la salive (j’en suis étonnée, d’ailleurs). Pas de sensation de bouche sèche. J’ai froid.

16h45 : urines odorantes, jaune foncé.

22h00 : couchée.

Champs et arbres à perte de vue
Une jolie photo pour aérer le texte

Jour 4 – Dimanche 11 octobre (4 jours)

6h00 : réveil mais je reste au lit. Inconfort ressenti en étant allongée sur le ventre ou sur le côté gauche, parfois aussi sur le dos. Confortable sur le côté droit.

8h45 : Urines odorantes jaune/orange foncé. Je me sens faible quand je suis debout. Langue un peu moins blanche. J’ai toujours de la salive et pas de sensation de bouche sèche.

Matinée : goût désagréable dans la bouche. Dégoûtant (comme dans mes précédents jeûnes mais toujours aussi difficilement supportable.)

Après-midi : quelques crampes d’estomac. Sensation d’aigreurs d’estomac. J’ai froid.

15h45 : urines non odorantes, de couleur jaune.

19h30 : Urine légères et claires, quasi transparentes.

22h00 : couchée.

Jour 5 – Lundi 12 octobre (5 jours)

5h : réveil.

6h40 : urines troubles et selles (4 boulettes 😄). Ma langue perd un peu sa pellicule blanche et rosit. Mais j’ai toujours un goût désagréable dans la bouche et une haleine fétide. J’ai toujours de la salive.

Depuis hier, j’ai envie de mangue et de sorbet au citron vert !

10h00 : je me sens mal à l’aise (sur ma chaise)… J’ai du mal à trouver une position confortable : mal au dos, gêne à l’estomac, je me sens fatiguée aussi… Alors je gigote sans cesse du fait de cet inconfort constant.

12h00 – 13h00 : sieste.

Après-midi : j’ai l’impression d’avoir faim et j’en ai marre de ne pas manger (je pense beaucoup à cette mangue et à ce sorbet au citron vert !)… NB : j’en ai marre MAIS je n’ai pas faim. Je ressens des gênes dans l’estomac comme des aigreurs, des crampes… J’ai toujours froid.

16h00 : j’en ai marre ! Je crois que c’est le passage le plus dur du jeûne là (et pas aux 2e/3e jours comme je l’imaginais lors de mes précédents jeûnes hydriques). Bref, je serais capable d’arrêter mais c’est simplement parce que j’en ai marre, pas parce que je n’y arrive pas. Si vraiment demain je ne tiens plus, je vais rompre mon jeûne.

16h35 : urines de couleur jaune foncé, odorantes.

17h00 : bon, c’est décidé, je vais rompre mon jeûne sec demain. Mon corps semble me dire que c’est le moment. Je soupçonne une arythmie cardiaque et j’ai la sensation que mon coeur va sortir de ma poitrine… N’étant pas certaine de savoir de quoi il s’agit, je n’ai pas envie de prendre de risque (et je reconnais que ça m’arrange haha !).

17h45 – 18h45 : finalement, j’arrête aujourd’hui. Rupture de mon jeûne sec avec eau tiède + citron : 2 mugs d’eau tiède avec jus de 2 citrons (que j’ai bu très lentement pendant une heure). Aucune sensation de faim. Regain d’énergie immédiat en avalant cette eau citronnée.

Forcément, après 5 jours de jeûne sec, ça revigore !

19h05 : urines légères, jaune clair.

22h10 : couchée.

Jour 6 – Mardi 13 octobre (1 jour de jeûne hydrique)

6h45 : réveil et j’ai mieux dormi (c’est-à-dire en ayant le sommeil moins léger). J’ai aussi moins froid.

8h10 : urines jaune/orange foncé. J’ai toujours ce goût désagréable en bouche…

12h10 : Après 17h de jeûne sec intermittent, je bois un mug d’eau tiède + 1 demi citron.

12h40 : je bois 1 mug de potage de carotte nature + persil. Dé-li-cieux !!! (NB : pas de sel ajouté, simplement de la carotte et du persil).

13h45 : urines de couleur jaune.

Après-midi : je suis fatiguée… J’ai froid… Certainement parce que mon système digestif se remet en route en ayant consommé le potage de carotte ? J’ai du mal à travailler niveau concentration…

19h20 : urines jaunes, normales.

20h00 et quelques : je bois un peu d’eau, tout doucement, par petites gorgées.

21h10 : mini urines de couleur jaune, normales.

21h50 : couchée.

Jour +1 – Mercredi 14 octobre

6h et quelques : réveil, bien dormi.

7h40 : urines, gaz et pertes blanches (pas glamour mais bon je vous dit tout ! 🙂 )

8h00 : après 19h de jeûne intermittent (incluant 12h de jeûne sec, puisque j’ai bu de l’eau la veille vers 20h et qq), je bois 1 mug d’eau tiède + demi citron puis je mange 1 poire (tranchée en petits morceaux). Je mâche le plus longtemps possible pour que ça devienne le plus facile à digérer pour mon organisme. C’est tellement bon, frais, doux, légèrement sucré : j’adore ! (Je redécouvre ce que ça fait de roter ; 2 fois : à la moitié de la poire avalée et à la fin.)

Je mets 30 minutes pour manger ma poire coupée en morceaux (ça va, je prends bien mon temps haha !).

12h00 : je mange un potage de carotte nature + persil (une 1/2 coupe à dessert) puis 5 grains de raisin (blanc, sans la peau) + le jus de 2 quartiers de clémentine (sans la peau).

J’ai cette envie folle de fruits et je me régale !

19h30 : je mange une poire, à nouveau.

19h50 – 20h30 : je bois une infusion (camomille, menthe, verveine, sureau, anis). Sensation que c’était trop et que j’ai forcé, même en prenant des petites gorgées… J’aurais dû stopper plutôt que de vouloir terminer mon mug à tout prix… Sensation passagère d’inconfort, d’en avoir trop dans le ventre. Je sens mes organes qui « travaillent ».

22h00 : urines de couleur jaune, normales.

22h40 : couchée.

Jour +2 – Jeudi 15 octobre

7h00 : réveil, bien dormi.

7h40 : urines jaune + gaz. Toujours ce goût désagréable dans la bouche malgré que je remange petit à petit…

12h00 : Après 15h30 de jeûne sec intermittent, je bois 2 gorgées d’eau.

12h15 : Potage de carotte nature + persil (1/4 coupe à dessert) + lentilles vertes cuites nature (1/4 coupe à dessert) + 1/4 d’escalope de dinde nature (cuite dans les lentilles) puis 1 mangue + une bonne dizaine de grains de raisin (blanc, sans la peau). Je termine de manger tout ça à 13h40 et j’entame ma phase de jeûne sec jusqu’à demain.

18h40 : urines quasi transparentes.

Je ne sais pas si c’est le fait de manger lentement et de bien prendre le temps de mâcher mais je n’ai absolument pas faim… Tant mieux mais je m’attendais à avoir envie de manger plus. Cela dit, ça fait un moment que je ne mange qu’un seul repas par jour (hors exceptions quand je sors, que je fais du sport, etc.). Et visiblement, mon organisme s’en rappelle.

Ceci dit, mon ventre gargouille mais je me dis que c’est mon estomac qui travaille (vu qu’il n’a rien fait pendant plusieurs jours…). Aussi, je suis vraiment convaincue que le temps passé à mâcher y est pour quelque chose.

J’ai hâte de voir comment ça va se passer lorsque je vais réintégrer le sel et autres assaisonnements.

Toutefois, même si je le savais déjà (et que je n’en fais quand même qu’à ma tête…), il est évident que le fait de bien prendre le temps de mâcher est idéal pour ne pas s’empiffrer. Ainsi, on ne maltraite pas notre appareil digestif. (Bon, par contre, pour les plats chauds, faut prévoir niveau quantité et température parce que ça refroidit vite haha !).

21h00 : urines légères, quasi transparentes.

21h45 : couchée.

Jour +3 – Vendredi 16 octobre

6h00 : réveil, bien dormi.

7h30 : urines jaunes/oranges chargées + gaz.

12h00 : après 22 heures de jeûne sec intermittent, je bois 1/2 mug d’eau tiède.

12h10 : je mange lentilles + dinde mixées (fond d’un mug) puis spaghetti, 1 pincée de sel (dans l’eau des pâtes), 2 jaunes d’oeuf, persil (3/4 d’une coupe à dessert) puis 1 mangue puis 1 grappe de raisin (blanc). Autant vous dire que là, mes papilles et moi, on jubile !

Je termine de manger tout ça au bout d’1h30 en ayant bien pris soin de mâcher correctement, tout en me régalant. 🙂

Après-midi : promenade en forêt (9 km – 1h50) – pas bu d’eau car pas du tout envie…

18h15 : je mange des lentilles + dinde mixées (1 coupe à dessert) + 2 c.àc. de fromage frais (léger et nature) + 1 poire + je bois 1 infusion (camomille, menthe, verveine, sureau, anis).

Soirée : ballonnée et sensation d’inconfort… (Je mise sur le fromage !…)

Coupelle de spaghetti cuisinées au persil et à l'oeuf
Voilà mon, à la fois petit et grand, plaisir ! 😍

Bilan de mon jeûne sec de 5 jours

Mes impressions

De manière générale, lorsque je jeûne, j’aime rester tranquille et ne pas dépenser mon énergie « pour rien »…

Physiquement

Bien sûr, je n’avais pas autant d’énergie qu’en période d’alimentation. En revanche, après chaque bonne nuit de sommeil, j’avais l’énergie nécessaire pour pouvoir travailler et être productive. Ça, c’était vraiment génial ! J’ai vraiment remarqué une différence positive de concentration et de productivité (surtout les premiers jours et les matins en général).

Aussi (et comme à chaque jeûne long en ce qui me concerne), j’avais le blanc des yeux bien blanc. Même chose pour mes dents qui étaient aussi beaucoup plus blanches (c’est normal car sans rien mettre dans ma bouche, ça ne les colore pas).

Par contre, je n’avais pas du tout envie de parler, surtout à cause de ce goût immonde qui me dégoûtait tant à chaque fois qu’il fallait déglutir… J’évitais donc d’avoir à ouvrir la bouche pour ne pas être contrainte de déglutir.

J’ai aussi remarqué que j’avais tout le temps froid (forcément, quand on se nourrit, ça réchauffe alors quand ce n’est pas le cas, vous avez compris…).

Aussi, je me suis beaucoup amaigrie pendant ce jeûne et je n’aimais pas du tout voir mon visage aussi maigre ! Je ne me reconnaissais pas et ça m’a même fait un peu peur. Je vous rassure, j’ai retrouvé ma ligne pulpeuse qui, finalement, me plaît beaucoup plus ! 🙂

Mentalement

Je suis très contente d’avoir expérimenté ce jeûne sec pendant 5 jours complets. Ça peut sembler long mais pour moi qui me sens suffisamment en confiance avec moi-même, ce n’était pas compliqué du tout.

Certes, je ne commence pas de nulle part et j’ai procédé par étapes depuis que je pratique le jeûne sous différentes formes depuis 2016.

Aussi, je suis vraiment impressionnée par la fréquence à laquelle j’ai uriné, chaque jour, sans avoir avalé une seule goutte d’eau. Au moins, je sais que je ne vais pas mourir au bout de 5 jours sans manger. 😉

Mes mensurations

Je suis persuadée que vous vous demandez ce que ça a donné en termes de mensurations. Voici le bilan en pertes de kg et cm :

Période/PertePoids (kg)Poitrine (cm)Taille (cm)Hanches (cm)Cuisse droite (cm)Cuisse gauche (cm)
Entre début et J10,81,53100
Entre J1 et J21,21,520,50,51
Entre J2 et J31,2210,500
Entre J3 et J410,51100
Entre J4 et J5100,510,51
Entre J5 et J60,200,5000
Entre J6 et J700000,50
Entre le 07 et
le 14 octobre
5,45,5841,52
Entre le 08 et
le 14 octobre
4,64551,52
Je distingue le 07 et le 08 octobre car le 07, j’ai pris mes mensurations en milieu de journée tandis que le 08, en matinée à jeun.

Jeûne sec ou hydrique ?

Sans hésiter, jeûne sec.

Cette nouvelle expérience m’a confortée dans le fait que je préfère le jeûne sec au jeûne hydrique (d’ailleurs, Thierry Reid en parle de façon approfondie). J’apprécie beaucoup plus le fait de jeûner sans rien consommer. D’ailleurs, lorsque je jeûne, je n’ai pas soif donc ça me plaît de ne pas me forcer à boire à contre-coeur.

NB : la saison joue forcément car lorsqu’il ne fait pas particulièrement chaud, c’est plus facile de ne pas avoir soif. Pour mon jeûne de 12 jours, j’étais à Bali (mais j’avais la climatisation, quand même). Pour ce jeûne-ci, j’étais en France, en plein automne.

Aussi, lors de mon jeûne de 12 jours de 2019, j’ai principalement jeûné à l’eau (même si j’en consommais très peu) et j’ai trouvé le jeûne sec plus difficile. À cause du climat plus chaud ou de l’alternance entre jeûne hydrique et jeûne sec ? En revanche, en partant d’emblée sur un jeûne sec et en étant en France en automne, je n’ai pas trouvé ça difficile du tout.

Note : avant, il y avait une chose que je faisais toujours et que je continue de faire : boire un mug d’eau tiède avant de manger. J’avais lu que cela préparait les organes en douceur avant de leur envoyer de la nourriture (surtout en ayant été au repos pendant la phase de jeûne).

Et sinon, pour mon premier vrai repas après la remontée alimentaire qui a suivi ce jeûne sec, j’ai cuisiné des coulemelles fraîchement cueillies dans ma petite forêt d’Ermenonville. Je les ai préparées soigneusement et voici le résultat… Un délice ! 😉

Voilà pour ma première expérience de jeûne sec long. Il va sans dire que je le referai ! Je n’ai pas l’objectif d’en refaire un nécessairement plus long. Mais, oui, j’en referai et avec grand plaisir car ça me fait du bien.

J’adore jeûner, j’adore expérimenter et j’adore échanger et apprendre à ce sujet. Je vais donc publier d’autres articles à ce sujet à l’avenir. N’hésitez pas à vous inscrire à ma newsletter pour être au courant des prochains articles ! 😉

Cyn

Je suis un mélange de culture Française, de passion Italienne et de joie de vivre Malgache. Amoureuse des voyages, des langues (française et étrangères) et de la Vie. J'aime et je m'intéresse à tout ce qui stimule mes sens et mon éveil incluant (mais pas seulement) le web, WordPress, le SEO et créer des liens de qualité (plutôt qu'en quantité). Cliquez ici pour vous inscrire à ma newsletter

9 réflexions sur “Mon jeûne sec de 5 jours

  • 16 décembre, 2020 à 5:06
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    bravo, je suis en jeune hydrique à J-8 je pense pousser jusqu’a 10…c’est rond comme chiffre et puis, il faut remettre la machine en route pour Noel…
    Merci de partager ton expérience, en retour je partage la mienne sur l’alimentation, le Blé, donc les pattes, le pain, les gateaux nous ruine la santé a des degrés plus ou moins visible et important en fonction de notre perméabilité intestinal. il faut remplacer les pattes par le riz et garder le Blé pour les gourmandises.
    recherche Dr SEIGNALET ; L’alimentation ou la troisième médecine, ce livre introuvable vient d’être réédite. c’est un livre très très instructif avec plusieurs niveaux de lecture, après tu feras certainement (comme moi) des essais en écoutant ton corps

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    • 17 décembre, 2020 à 6:25
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      Bonsoir Alain,
      Merci pour ton commentaire ! 🙂
      Tu as raison : il faut tester, tester et tester.
      N’hésite pas à repasser par ici pour partager ton expérience lorsque tu l’auras terminée !

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    • 1 juin, 2021 à 11:08
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      Bonjour et merci pour votre témoignage !
      Au bout de combien de temps avez-vous réussi à remanger normalement ? Avez-vous repris tous les kilos perdus lors de ce jeune ?
      Merci

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  • 2 juin, 2021 à 3:13
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    Bonjour,
    je fais régulièrement le jeûne sec 3 jours… je le propose à mes patients(Cabinet Ostéopathie et Naturopathie) sans gros succès pour l’instant… Je me sens tellement bien durant ces jeûnes sec,
    je n’ai qu’une envie…recommencer. Mais comme je suis encore actif à mon Cabinet RCM, ce n’est pas si simple. Je pratique le BUO 70 bilan urinaire et serais curieux de voir les résultats après un jeûne sec…
    Amitiés Ch.M.

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    • 23 juin, 2021 à 7:01
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      Bonjour,
      Et merci pour votre témoignage qui me donne une référence difficile à trouver par ailleurs.
      Je suis à mon 3ème jour de jeûne sec et je constate des similitudes mais aussi des différences avec votre expérience.
      Aucun inconfort et un regain d’énergie dès le 2ème jour. Possibilité de sport ( pilates) et de travail physique (bricolage). Pas faim, pas soif, pas de bouche sèche et toujours de la salive.
      Haleine et goût atroces (classique).
      Par contre une urine assez sombre après 60 heures ce qui m’inquiète un peu.
      Ce que je veux dire, c’est que l’expérience du jeûne peut être très différente selon la personne. Moi, je n’ai rien préparé. Je me suis arrêté du jour au lendemain. Je n’ai rien changé de mes habitudes. Et tout se passe très bien. C’est sûr, c’est chiant de voir les autres manger.
      Je constate que la plus grosse difficulté est sociale et donc psychologique (impression de repli, décalage avec l’entourage et aussi peur d’aller trop loin…,)
      En fait, le corps s’adapte incroyablement et , comme vous, c’est la peur et le ras le bol qui poussent à arrêter.
      Ceci accrédite la thèse qu’il faut être encadré et surveillé médicalement. Thèse à laquelle je me suis toujours refusé d’adhérer (coût, ambiance sectaire, blabla pseudo spirituel…).
      Bref ! Mon avis c’est qu’il faut s’écouter et donc bien se connaître car le psychologique (en particulier l’ego) peut faire prendre des risques au physiologique). Le tout étant intimement lié.

      Répondre
      • 24 juin, 2021 à 7:27
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        Bonsoir Gilles,
        Vous avez tout à fait raison : l’expérience de jeûne varie d’une personne à l’autre.
        Merci beaucoup d’avoir partagé votre témoignage.

        Répondre
  • 14 juin, 2021 à 6:42
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    Bonjour ,
    J’ai lu avec attention votre expérience sur le jeûne sec et je trouve qu’il est intéressant de pouvoir constater l’évolution jour après jour ..
    À ce propos , je pratique également le jeûne depuis de nombreuses années et le jeûne sec depuis une bonne année et je suis tout à fait en accord avec les réels bienfaits qui en découlent !
    Je souligne dans votre « expérience » que votre reprise alimentaire n’est pas forcément bonne , non pas sur la reprise en elle même qui est progressive dans les quantités mais particulièrement dans la qualité de vos aliments … même si vos papilles vous disaient le contraire 🙂
    J’ai soulevé que vous incluez assez rapidement un dessert dans vos repas , ce qui vous apporte une note sucrée à la fin de ceux ci .
    Je remarque que vous avez également souvent des gags au sortir de votre jeûne et ce n’est pas anodin : Les aliments sucrés sont digérés bien plus rapidement que le repas préalablement ingéré , même léger . De ce fait , alors que votre bol alimentaire est en digestion lente ( 2h en moyenne) , les aliments sucrés ( fruits ou autres) qui se digèrent plus vite (15 à 30 mn en moyenne) ,viennent , en se décomposant ,apporter de la fermentation à votre bol alimentaire .. ce qui vous occasionne des gazs..
    Il est vrai que nous avons tendance par tradition (et gourmandise ) à terminer la plupart du temps notre repas par une touche sucrée, mais pour notre digestion et notre système en général ,c’est une très mauvaise habitude !
    Si vous voulez absolument inclure un fruit lors de votre repas « salé » , préférez de le manger 30 mn avant le repas pour en assimiler tous les bienfaits autant sur le point nutritionnel que du point de vue digestif .
    A noter que les fruits seront mieux assimilés carrément au petit déjeuner par leur apport en vitamines principalement …et ainsi bien différencier le repas du début de journée qui doit être riche en énergie par le sucre qu’il renferme , en étant également le plus copieux !
    Un conseil donc : les aliments sucrés et salés ne doivent pas être pris ensemble dans le même repas , vous pourrez ainsi tirer de meilleurs bienfaits de vos jeûnes et de votre digestion en général ! Vos intestins vous remercieront 😀

    Au plaisir de vous relire !

    Répondre
    • 24 juin, 2021 à 7:25
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      Bonjour Cathylee,
      Merci infiniment d’avoir pris le temps de lire mon article et de partager tous vos bons conseils. 🙂

      Répondre

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