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Phnom Penh m’a tuée

Phnom Penh m’a tuée

Après avoir passé un mois au Myanmar, j’ai débarqué au Cambodge. Je suis arrivée à Phnom Penh le 1er juin 2015 et pour écrire cet article, j’ai (encore) remis le nez dans mon journal de voyage (que j’essayais de tenir le plus régulièrement possible). Malheureusement, c’est au Cambodge que j’ai été le moins assidue pour des raisons que je connais et pour d’autres que j’ignore…

Lorsque j’étais au Népal, j’ai rencontré Judith (une hollandaise) et John (un allemand). Il se trouve que ces deux-là s’y sont rencontrés et, depuis, ne se sont plus quittés (ouh c’est trop mignon! Ah l’amour en voyage!…). 🙂 Bref, je les ai retrouvés à Phnom Penh pour ma première soirée dans la capitale cambodgienne. Histoire de profiter de quelques moments ensemble, on s’est donné rendez-vous le lendemain matin pour commencer à explorer Phnom Penh et ses environs.

Aperçus de Phnom Penh

Choeung Ek et ses Killing Fields

Choeung Ek (site internet en anglais), tristement connu pour ses « killing fields » (6$/24000 riel l’entrée), était le lieu d’exécution des prisonniers sous le régime de Pol Pot et des Khmers rouges de 1975 à 1979. La visite de cet endroit était extrêmement intéressante et bouleversante. C’est là-bas que je suis entrée dans le vif de l’histoire du Cambodge et des événements atroces que les Cambodgiens ont subi… J’avais un audio-guide me donnant des explications sur le site et sur les Khmers rouges au fil de ma visite. Le site ne se trouve pas exactement à Phnom Penh mais dans les environs (à environ 40 minutes en tuk-tuk).

Sur place, il y a aussi un mémorial qui renferme une bonne partie des crânes, ossements et vêtements des victimes de Choeung Ek. Je ne m’excuserais pas de ne pas vous proposer de photos car je pense tout simplement que photographier cet endroit est déplacé. A chacun ses convictions mais je n’avais vraiment pas le coeur à prendre des photos de ces atrocités surtout en marchant sur un sol qui rejète encore des fragments d’os de ces pauvres gens…

La plupart du temps, je ne suis vraiment pas intéressée par les musées d’histoire et ce genre de visites historiques. Ça me barbe quand il n’y as pas de vie. Quand il s’agit de lire des livres sur l’histoire ou bien de rencontrer des gens qui ont de vraies histoires à raconter et à partager, là oui, j’aime ça. Pourtant, cette fois, je suis contente d’avoir fait cette visite, même si c’était un moment vraiment difficile, croyez-moi, j’ai versé quelques larmes tellement ça m’a chamboulée… Et le truc c’est qu’on a continué avec le…

Tuol Sleng Genocide Museum à Phnom Penh

Le Tuol Sleng Genocide Museum (site internet en anglais) (2$/8000 riel l’entrée) est un ancien lycée, à Phnom Penh, transformé en prison la plus connue (aussi appelé S-21) de la dictature Khmère rouge. Tous les détenus de Tuol Sleng étaient forcément coupables et il fallait leur faire avouer des crimes même s’ils étaient imaginaires…

Je n’ai pas particulièrement envie de développer là-dessus mais si un jour vous avez l’occasion d’y aller, soyez avertis que c’est difficile et que, au passage, ce n’est vraiment pas idéal pour des enfants… Je ne sais pas si c’était une bonne idée de visiter Choeung Ek et Tuol Sleng le même jour mais en rentrant à mon hostel (Lovely Jubbly Place à 5$ la nuit en dortoir), j’étais complètement déconnectée, bouleversée, marquée… Bref, ça m’a touchée à un point que je n’aurai même pas imaginé. J’étais à la fois triste et énervée. Cette colère était présente parce qu’avant de visiter ces endroits et d’en savoir plus sur Pol Pot et les Khmers rouges, je n’avais jamais vraiment entendu parler de ces horreurs qui ont profondément marqué et touché le Cambodge. Et pourtant, ça reste relativement récent (1975-1979). Forcément, à force de toujours nous parler des mêmes événements, ça laisse peu de place à d’autres tout aussi importants et horribles. Bref.

Yé yé les copains!

Heureusement, la fin de journée et la soirée se sont déroulées dans de bien meilleures conditions puisque j’ai retrouvé des amis français, M. et P., que j’ai connus à l’époque où je vivais à Malte (il y a longtemps oui, très longtemps même 🙂 ). Je tais leurs prénoms car ils n’aiment pas trop être exposés publiquement mais ils se reconnaîtront s’ils lisent ces quelques lignes. Je ne les avais pas revus depuis quelques années alors c’était que du bonheur de passer du temps avec eux! Ah, j’oubliais l’autre M. (un rescapé français de Malte, lui aussi). Nos retrouvailles ont marqué le début de plusieurs moments et soirées bien animés alors du coup, je suis restée plus longtemps à Phnom Penh et j’ai passé beaucoup moins de temps dans des lieux historiques… Enfin, j’étudiais l’histoire humaine et nocturne disons! 🙂

Quelques jours plus tard, j’ai retrouvé Gwen et Julien, mes amis français avec lesquels j’ai passé quelques jours à Katmandou quand il y a eu le tremblement de terre. Plus on est de fous, plus on rit, alors à nous tous, on formait un petit groupe bien sympa!

Et puis, quand G. et J. sont partis, c’est Gabriel, mon ami Suisse, qui a fait son arrivée. Même tarif qu’avec les précédents, j’ai embarqué Gab avec mes loustiques maltais pour de nouvelles aventures! Vous l’aurez compris, en fait, à Phnom Penh, j’ai surtout passé mon temps avec les copains (j’entamais mon quatrième mois de voyage et j’étais vraiment contente de vivre cette parenthèse à la cool avec mes copains, en vivant à leur rythme, comme si j’étais moi aussi expat’ avec eux…).

Autrement, j’ai détesté la vie nocturne de Phnom Penh… Je me revoyais à Bangkok avec la prostitution en pleine face et ces nanas plus vulgaires que sexy qui traînaient dans les rues la fouf à l’air! Bon, ok, j’avais aussi les boules qu’elles tournent autour de « mes garçons » (bah ouais, c’est relou quand t’es la seule nana dans un groupe de mecs, surtout en Asie et SURTOUT quand tes potes sont beaux gosses)… Bref, en réalité, Phnom Penh était la toile de fond aux moments précieux que j’ai partagé avec « mes garçons ». (Oh les mecs, j’espère que vous lirez ça! )

Cyn vs grippe A (H1N1): 1-0

A Phnom Penh, j’ai aussi vécu une amourette (ouais un petit flirt quoi) qui avait bien commencé mais qui aurait pu mal se terminer… Je ne sais pas si c’est un coup de chance ou si c’est grâce à mes incroyables défenses immunitaires mais malgré une exposition et un risque de contamination au summum, j’ai échappé à la grippe A (H1N1)!!! Je reconnais que je ne faisais pas la fière quand on m’a tendue un masque à l’hôpital mais quand j’ai reçu ce petit bout de papier après les tests, j’étais tellement soulagée! Pfiouf! Plus de peur que de mal…

Grippe A H1N1

NOTE IMPORTANTE: pour info, faites attention avec vos assurances!!! Celle de ma CB n’était plus valable (90 jours max) quant à mon assurance voyage (AVI International), elle ne prenait pas en charge les frais médicaux préventifs!!! En clair, avant de savoir que je n’étais pas contaminée, le médecin m’avait encouragée à prendre un traitement préventif (plus d’une centaine de dollars incluant la consultation) mais je ne voulais pas prendre quoi que ce soit sans avoir la certitude que ce soit nécessaire. J’ai quand même contacté mon assurance pour vérifier si toutefois elle prenait en charge ce genre de frais et elle m’a confirmé que non. Puis bon, le préventif ne me semblait pas nécessaire (à chacun son avis mais je voulais attendre d’avoir des symptômes pour me faire soigner si besoin plutôt que de dépenser de l’argent pour rien). Finalement, j’ai bien fait MAIS j’aurai pu être contaminée. En clair, méfiez-vous simplement de ce que votre assurance couvre vraiment! 😉

Une tarentule, en veux-tu? En voilà!

Sur les conseils de mes amis maltais, Gwen, Ju et moi sommes aller dîner dans un restaurant khmer. Si vous ne le savez pas (encore), j’ai une peur bleue des araignées. Je pense que vous avez deviné la suite mais je raconte quand même car ça pourrait en faire rire quelques uns! 🙂

Tarentule

Comme vous le voyez sur cette photo, les tarentules sont explicitement proposées avec le petit dessin qui va avec si toutefois vous n’avez pas compris qu’il s’agit bien de p*tains d’araignées!!!

Si d’habitude je suis du genre aventurière, là, il était absolument HORS DE QUESTION de me faire manger ça! J’ai goûté le boeuf aux fourmis (super bon d’ailleurs et les fourmis sont E-NORMES) mais les tarentules, non merci. Gwen et Ju ont joué le jeu alors pour m’éviter la crise cardiaque, on a élaboré une mise en place à table pour que je ne vois pas le contenu de leurs assiettes. Dommage pour moi, le serveur s’est pointé avec les tarentules bien grosses et bien noires sur une p*tain d’assiette BLANCHE!!!!!! (désolée, ça fait beaucoup de p*tain mais j’adore ce mot grossier.) Vous imaginez le contraste?! Alors imaginez le bond que j’ai fait! J’ai hurlé!! Le pauvre serveur s’est vite écarté tandis que j’ai affolé tout le resto! Là, j’en rigole mais croyez-moi, sur le moment, ce n’était VRAIMENT pas drôle! Ça m’a carrément coupé l’appétit donc oui, j’ai vraiment eu la frousse et non, je n’ai pas goûté un morceau de patte velue! Brrrr…

Bon, je vous donne rendez-vous dans l’article suivant pour suivre mes autres aventures au Cambodge…

En attendant, voici une tite vidéo d’un truc que j’ai bien aimé et qui m’a bien fait sourire à Phnom Penh! 🙂

Ecrit par Cyn

J'aime voyager, rencontrer des gens, admirer des paysages, découvrir des peuples, goûter la gastronomie locale, parler des langues étrangères. J'aime passer du temps sur internet, bloguer, écrire, tweeter, partager, apprendre, découvrir et échanger sur les réseaux sociaux. J'aime rire, à en pleurer, sourire, positiver, imaginer et aller toujours plus loin.

2 Commentaires

  1. Tiphaine · 2 mars, 2016

    Bonjour Cyn, ton article me replonge dans mes aventures Asiatiques. On n’apprend pas vraiment les histoires de Pol Pot à l’école en France et c’est un sacré choc de se retrouver dans le vif du sujet face à des horreurs pareilles. Et surtout sur place, face à la gentillesse de la population et au vide qui demeure, des années après, dans cette ville (quand on la compare avec le Vietnam, la différence est frappante !). Et pour la mygale… tu goûteras peut-être au criquet, ou au cafard un autre soir ? 🙂 Bon voyage !

    • Cyn · 2 mars, 2016

      Bonjour Tiphaine,
      Et oui, malheureusement, on ne nous apprend pas grand chose à l’école (j’exagère… un peu… quoique). Enfin, heureusement qu’on peut voyager et continuer d’apprendre de notre côté! C’est vrai que c’est choquant et pourtant c’est la réalité!…
      Je n’ai pas trop compris ce que tu veux dire par rapport au Vietnam?
      Autrement, non, je n’ai pas voulu goûter au criquet ni au cafard, je me suis contentée d’un asticot en Thaïlande il y a quelques années déjà, du chien au Vietnam et du boeuf aux fourmis au Cambodge, et c’est déjà pas mal! 😉 Bon voyage à toi aussi!

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